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		<title><![CDATA[Sonett-Forum - Eggis, Étienne]]></title>
		<link>https://sonett-archiv.com/forum/</link>
		<description><![CDATA[Sonett-Forum - https://sonett-archiv.com/forum]]></description>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 02:31:35 +0000</pubDate>
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		<item>
			<title><![CDATA[Épilogue]]></title>
			<link>https://sonett-archiv.com/forum/showthread.php?tid=10106</link>
			<pubDate>Mon, 22 Nov 2010 15:19:41 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett-archiv.com/forum/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett-archiv.com/forum/showthread.php?tid=10106</guid>
			<description><![CDATA[Épilogue<br />
<br />
<br />
 <br />
Eh bien ! mon cher lecteur, comment me trouvez-vous ?<br />
D’être lu jusqu’au bout me jugez-vous indigne ?<br />
Les plus sages, mon Dieu ! sont souvent les plus fous,<br />
Et Kant sans déroger peut pêcher à la ligne.<br />
<br />
Et puis, qui trop pleura, — ceci dit entre nous, —<br />
Souvent, faute de mieux, à rire se résigne.<br />
Oui ! mais trop rire aveugle et gare aux casse-cous.<br />
— C’est pourtant si joli de danser sur la ligne.<br />
<br />
Mais vous ne dites rien. — Qui ne dit mot consent.<br />
Ainsi, sans me flatter, je suis intéressant,<br />
Charmant, spirituel. — Mon Dieu ! si j’étais bête !<br />
<br />
Cela pourrait bien-être, aussi je me tairai.<br />
Mais avant de finir, lecteur, je vous dirai<br />
Que le cœur vaut chez moi beaucoup mieux que la tête.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Épilogue<br />
<br />
<br />
 <br />
Eh bien ! mon cher lecteur, comment me trouvez-vous ?<br />
D’être lu jusqu’au bout me jugez-vous indigne ?<br />
Les plus sages, mon Dieu ! sont souvent les plus fous,<br />
Et Kant sans déroger peut pêcher à la ligne.<br />
<br />
Et puis, qui trop pleura, — ceci dit entre nous, —<br />
Souvent, faute de mieux, à rire se résigne.<br />
Oui ! mais trop rire aveugle et gare aux casse-cous.<br />
— C’est pourtant si joli de danser sur la ligne.<br />
<br />
Mais vous ne dites rien. — Qui ne dit mot consent.<br />
Ainsi, sans me flatter, je suis intéressant,<br />
Charmant, spirituel. — Mon Dieu ! si j’étais bête !<br />
<br />
Cela pourrait bien-être, aussi je me tairai.<br />
Mais avant de finir, lecteur, je vous dirai<br />
Que le cœur vaut chez moi beaucoup mieux que la tête.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[À madame Juliette Forestier-Luce]]></title>
			<link>https://sonett-archiv.com/forum/showthread.php?tid=10105</link>
			<pubDate>Mon, 22 Nov 2010 15:18:23 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett-archiv.com/forum/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett-archiv.com/forum/showthread.php?tid=10105</guid>
			<description><![CDATA[À madame Juliette Forestier-Luce<br />
<br />
<br />
<br />
Madame, j’écoutais le piano frémissant<br />
Sous vos doigts créateurs évoquer tout un monde<br />
De rêves embaumés que nulle main n’émonde<br />
Et qui montent aux cieux comme un soleil naissant.<br />
<br />
Je cachais dans mes mains mon front incandescent ;<br />
Votre inspiration sublime et vagabonde<br />
Dans mon cœur enivré d’une extase profonde<br />
Faisait sourdre les vers comme un fleuve puissant.<br />
<br />
Mais les vers, bois grossier qu’à sculpter je m’efforce,<br />
Rendent un vain accord incomplet et sans force,<br />
Et ne font qu’assombrir votre orient vermeil.<br />
<br />
Penché sur le piano dont le chant m’extasie,<br />
Je disais, — en pensant à vous, — la poésie<br />
N’est que la lune, et la musique est le soleil.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[À madame Juliette Forestier-Luce<br />
<br />
<br />
<br />
Madame, j’écoutais le piano frémissant<br />
Sous vos doigts créateurs évoquer tout un monde<br />
De rêves embaumés que nulle main n’émonde<br />
Et qui montent aux cieux comme un soleil naissant.<br />
<br />
Je cachais dans mes mains mon front incandescent ;<br />
Votre inspiration sublime et vagabonde<br />
Dans mon cœur enivré d’une extase profonde<br />
Faisait sourdre les vers comme un fleuve puissant.<br />
<br />
Mais les vers, bois grossier qu’à sculpter je m’efforce,<br />
Rendent un vain accord incomplet et sans force,<br />
Et ne font qu’assombrir votre orient vermeil.<br />
<br />
Penché sur le piano dont le chant m’extasie,<br />
Je disais, — en pensant à vous, — la poésie<br />
N’est que la lune, et la musique est le soleil.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[À Satan]]></title>
			<link>https://sonett-archiv.com/forum/showthread.php?tid=10104</link>
			<pubDate>Mon, 22 Nov 2010 15:17:13 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett-archiv.com/forum/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett-archiv.com/forum/showthread.php?tid=10104</guid>
			<description><![CDATA[À Satan<br />
<br />
<br />
 <br />
Ange terrible et fier, j’aime ta hauteur sombre !<br />
Tu fus plus grand que Dieu, car tu le combattis ;<br />
Ton pas fit vaciller comme un vaisseau qui sombre<br />
Sur leurs axes nouveaux les cieux dont tu sortis.<br />
<br />
Le soleil s’éteignit en passant dans ton ombre,<br />
l’éternité trembla. Les mondes trop petits<br />
Pour tes membres géants, ennemis du pénombre,<br />
Craquèrent sur ton dos lorsque tu les vêtis.<br />
<br />
Tu préféras, debout dans ta fierté sublime,<br />
Au servage des deux le sceptre de l’abîme<br />
Où tu moules à tous un funèbre cercueil ;<br />
<br />
Agrandissant l’enfer pour y mettre tes haines,<br />
Tu règnes maintenant dans les feux des géhennes,<br />
Plus puissant que la mort et plus grand que l’orgueil.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[À Satan<br />
<br />
<br />
 <br />
Ange terrible et fier, j’aime ta hauteur sombre !<br />
Tu fus plus grand que Dieu, car tu le combattis ;<br />
Ton pas fit vaciller comme un vaisseau qui sombre<br />
Sur leurs axes nouveaux les cieux dont tu sortis.<br />
<br />
Le soleil s’éteignit en passant dans ton ombre,<br />
l’éternité trembla. Les mondes trop petits<br />
Pour tes membres géants, ennemis du pénombre,<br />
Craquèrent sur ton dos lorsque tu les vêtis.<br />
<br />
Tu préféras, debout dans ta fierté sublime,<br />
Au servage des deux le sceptre de l’abîme<br />
Où tu moules à tous un funèbre cercueil ;<br />
<br />
Agrandissant l’enfer pour y mettre tes haines,<br />
Tu règnes maintenant dans les feux des géhennes,<br />
Plus puissant que la mort et plus grand que l’orgueil.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Un poète qu’on ne lit plus]]></title>
			<link>https://sonett-archiv.com/forum/showthread.php?tid=10103</link>
			<pubDate>Mon, 22 Nov 2010 15:16:45 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett-archiv.com/forum/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett-archiv.com/forum/showthread.php?tid=10103</guid>
			<description><![CDATA[Un poète qu’on ne lit plus<br />
<br />
<br />
 <br />
Il existe un poète aux odes insondées,<br />
Plus vaste que les cieux, plus grand que l’infini ;<br />
Son cœur est l’océan où naissent les idées,<br />
L’univers à genoux chante son nom béni.<br />
<br />
Son regard rajeunit les croyances ridées ;<br />
Il sculpte au cœur humain l’espoir dans le granit,<br />
Il calme de la mer les vagues débordées ;<br />
Aigle impossible, il a l’immensité pour nid.<br />
<br />
Sa plume est le soleil ; son poème, le monde ;<br />
Les monts et les forêts que la tempête émonde,<br />
Les océans profonds que tord le vent du flux,<br />
<br />
Sont les notes sans fin de sa vaste harmonie ;<br />
L’homme est l’écho complet de son œuvre infinie.<br />
Ce poète, c’est Dieu ; mais on ne le lit plus.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Un poète qu’on ne lit plus<br />
<br />
<br />
 <br />
Il existe un poète aux odes insondées,<br />
Plus vaste que les cieux, plus grand que l’infini ;<br />
Son cœur est l’océan où naissent les idées,<br />
L’univers à genoux chante son nom béni.<br />
<br />
Son regard rajeunit les croyances ridées ;<br />
Il sculpte au cœur humain l’espoir dans le granit,<br />
Il calme de la mer les vagues débordées ;<br />
Aigle impossible, il a l’immensité pour nid.<br />
<br />
Sa plume est le soleil ; son poème, le monde ;<br />
Les monts et les forêts que la tempête émonde,<br />
Les océans profonds que tord le vent du flux,<br />
<br />
Sont les notes sans fin de sa vaste harmonie ;<br />
L’homme est l’écho complet de son œuvre infinie.<br />
Ce poète, c’est Dieu ; mais on ne le lit plus.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[À Ch. Alexandre]]></title>
			<link>https://sonett-archiv.com/forum/showthread.php?tid=10102</link>
			<pubDate>Mon, 22 Nov 2010 15:15:11 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett-archiv.com/forum/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett-archiv.com/forum/showthread.php?tid=10102</guid>
			<description><![CDATA[À Ch. Alexandre<br />
<br />
<br />
 <br />
Votre livre paisible est comme ces clairières<br />
Où les myosotis rêvent sous les fraisiers ;<br />
Où les brises, du jour folles avant-courières,<br />
Baignent leurs doux parfums dans les blancs cerisiers ;<br />
<br />
Où l’on voit au travers des chênes des carrières<br />
L’infini resplendir aux yeux extasiés ;<br />
Où le rêve parcourt l’espace sans barrières<br />
Aux chants de l’oiseau bleu caché sous les rosiers ;<br />
<br />
Ce vêtement de Dieu qu’on nomme la nature,<br />
De la famille humaine y cache la torture,<br />
Et calme sa souffrance au doux baiser de l’art.<br />
<br />
Dans son flux musical où voguent les idées,<br />
Ce livre où vit la soif des choses insondées,<br />
Est vaste comme Haydn et doux comme Mozart.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[À Ch. Alexandre<br />
<br />
<br />
 <br />
Votre livre paisible est comme ces clairières<br />
Où les myosotis rêvent sous les fraisiers ;<br />
Où les brises, du jour folles avant-courières,<br />
Baignent leurs doux parfums dans les blancs cerisiers ;<br />
<br />
Où l’on voit au travers des chênes des carrières<br />
L’infini resplendir aux yeux extasiés ;<br />
Où le rêve parcourt l’espace sans barrières<br />
Aux chants de l’oiseau bleu caché sous les rosiers ;<br />
<br />
Ce vêtement de Dieu qu’on nomme la nature,<br />
De la famille humaine y cache la torture,<br />
Et calme sa souffrance au doux baiser de l’art.<br />
<br />
Dans son flux musical où voguent les idées,<br />
Ce livre où vit la soif des choses insondées,<br />
Est vaste comme Haydn et doux comme Mozart.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[À Claudia Bachi - Cette fleur de l’amour que les âmes nerveuses]]></title>
			<link>https://sonett-archiv.com/forum/showthread.php?tid=10101</link>
			<pubDate>Mon, 22 Nov 2010 15:14:39 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett-archiv.com/forum/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett-archiv.com/forum/showthread.php?tid=10101</guid>
			<description><![CDATA[À Claudia Bachi<br />
<br />
<br />
 <br />
Cette fleur de l’amour que les âmes nerveuses<br />
Arrosent lentement avec des pleurs divins,<br />
Jette ses doux parfums dans vos strophes rêveuses<br />
Ecloses au soleil dans les bruits des ravins.<br />
<br />
Le sourire et les pleurs que les brises coureuses,<br />
En passant dans la vigne où blondissent les vins,<br />
Enlèvent dans leur course aux lèvres amoureuses,<br />
Palpitent dans vos vers, veufs de sentiments vains.<br />
<br />
 <br />
Vous ne vous fardez pas de souffrances postiches ;<br />
Les cris de votre cœur scandent vos hémistiches,<br />
Et votre désespoir vous a fait trouver Dieu.<br />
<br />
De l’amour dans vos vers pleurent les longs orages ;<br />
Votre livre, oasis aux verdoyants parages,<br />
Est doux comme : Je t’aime, et triste comme : Adieu.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[À Claudia Bachi<br />
<br />
<br />
 <br />
Cette fleur de l’amour que les âmes nerveuses<br />
Arrosent lentement avec des pleurs divins,<br />
Jette ses doux parfums dans vos strophes rêveuses<br />
Ecloses au soleil dans les bruits des ravins.<br />
<br />
Le sourire et les pleurs que les brises coureuses,<br />
En passant dans la vigne où blondissent les vins,<br />
Enlèvent dans leur course aux lèvres amoureuses,<br />
Palpitent dans vos vers, veufs de sentiments vains.<br />
<br />
 <br />
Vous ne vous fardez pas de souffrances postiches ;<br />
Les cris de votre cœur scandent vos hémistiches,<br />
Et votre désespoir vous a fait trouver Dieu.<br />
<br />
De l’amour dans vos vers pleurent les longs orages ;<br />
Votre livre, oasis aux verdoyants parages,<br />
Est doux comme : Je t’aime, et triste comme : Adieu.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[À Claudia Bachi - Si Dieu venant vers moi sur l’éclair des tempêtes]]></title>
			<link>https://sonett-archiv.com/forum/showthread.php?tid=10100</link>
			<pubDate>Mon, 22 Nov 2010 15:13:27 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett-archiv.com/forum/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett-archiv.com/forum/showthread.php?tid=10100</guid>
			<description><![CDATA[À Claudia Bachi<br />
<br />
<br />
<br />
 <br />
Si Dieu venant vers moi sur l’éclair des tempêtes<br />
M’emportait, palpitant, sur un mont soucieux,<br />
Et donnant à mon œil le regard des prophètes,<br />
Me montrait l’univers que reflètent les cieux ;<br />
<br />
Et qu’il me dît : Vois-tu ces splendeurs que j’ai faites<br />
Combleront à ma voix ton cœur ambitieux,<br />
Ton front dominera les plus sublimes têtes,<br />
Sur ta lyre écloront des chants délicieux.<br />
<br />
Les hommes enivrés par ta vaste harmonie<br />
Étendront sur ton dos la pourpre du génie,<br />
Et tes jours seront beaux comme mon paradis.<br />
<br />
J’aimerais mieux, madame, être dans mon délire<br />
Celui qui fit pleurer les chants de votre lyre,<br />
Et que dans votre cœur vous aimâtes jadis.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[À Claudia Bachi<br />
<br />
<br />
<br />
 <br />
Si Dieu venant vers moi sur l’éclair des tempêtes<br />
M’emportait, palpitant, sur un mont soucieux,<br />
Et donnant à mon œil le regard des prophètes,<br />
Me montrait l’univers que reflètent les cieux ;<br />
<br />
Et qu’il me dît : Vois-tu ces splendeurs que j’ai faites<br />
Combleront à ma voix ton cœur ambitieux,<br />
Ton front dominera les plus sublimes têtes,<br />
Sur ta lyre écloront des chants délicieux.<br />
<br />
Les hommes enivrés par ta vaste harmonie<br />
Étendront sur ton dos la pourpre du génie,<br />
Et tes jours seront beaux comme mon paradis.<br />
<br />
J’aimerais mieux, madame, être dans mon délire<br />
Celui qui fit pleurer les chants de votre lyre,<br />
Et que dans votre cœur vous aimâtes jadis.]]></content:encoded>
		</item>
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